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Publié par ensemblepourciboure

Le journal du Pays Basque , édition de ce matin mardi 2 décembre

Maison des Blocs de Sokoa : les politiques font bloc

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02/12/2008

Yann Emmanuel

C'est devant la Maison des Blocs de Sokoa, que, samedi, les élus abertzale et de gauche (PS, PC, MRG) de Ciboure, Urrugne et St-Jean-de-Luz se sont retrouvés pour une conférence de presse consacrée à l'attribution, par la CCI et le Conseil général, de la Maison des Blocs à un vigneron qui veut l'utiliser pour en faire un Chai consacré à son projet de «txakoli» sur la corniche (cf. nos éditions précédentes).

Aucun des élus présents ne remet en cause le projet économique de faire du vin sur la corniche. Ce qui par contre est contesté c'est le lieu qui lui a été attribué. Les élus apportent leur soutien à l'association Altxa Zokoa qui porte depuis plusieurs mois un projet de Maison pour tous, un lieu interassociatif centré sur la valorisation du patrimoine.

Promesses électorales

Dominique Duguet, élue du groupe de gauche cibourtar Ensemble pour Ciboure souligne que, dans son programme électoral, comme dans celui de l'actuel maire de Ciboure, Guy Poulou, figurait un maintien de la Maison des Blocs dans le domaine public. Faisant état de l'abandon du projet de Casino à Ciboure (une information non confirmée), et de l'investissement fait par la mairie à ce sujet (achat d'un terrain à 600 000 euros sur le site des Tennis couverts qui viennent d'être rénovés), l'élue propose qu'une partie soit revendue au vigneron pour y établir son projet.

Filipe Arramendi, élu abertzale à Urrugne (dont la Commission des biens communaux doit examiner prochainement la location de deux hectares de terres sur la Corniche au vigneron en vue d'y planter des vignes), pointe lui «l'absence de concertation avec les Zokotar : ceux-ci sont prioritaires, cela fait partie de leur patrimoine» argue l'élu, qui s'étonne "de l'intérêt soudain de la majorité cibourtar pour les projets économiques, alors que quand elle en a eu l'occasion, lors du réaménagement de la zone autour de Saupiquet elle a privilégié le tourisme résidentiel".

En filigrane, derrière la polémique, c'est bien l'aménagement global de la zone du Fort, morcelée entre divers intervenants (mairies, CCI, Etat, Conseil général etc.) qui se profile. «Sans volonté politique forte, il va être très dur de mettre tout le monde d'accord» conclut Dominique Duguet.

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