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Publié par ezkerralde

Photos archives Ezkerralde

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P1000523La falaise de Socoa bientôt sauvée des eaux

Ville pilote dans la lutte contre l'érosion, elle est autorisée et aidée par l'UE pour mener un chantier inédit de renforcement.

La falaise est grignotée par les eaux, mettant en péril des ouvrages publics. 
 

Après plus de quatre ans de démarches administratives complexes, de recherches de financements, et après un gros effondrement, le maire de Ciboure peut aujourd'hui annoncer presque avec certitude que « les travaux de consolidation de la falaise de Socoa débuteront en fin d'année ou, au plus tard, début 2012 ».

Guy Poulou et ses équipes ont dû argumenter sec pour devenir site pilote (comme Lacanau et Contis) et obtenir en priorité de l'Union européenne les 193 000 euros du Fonds européen de développement régional (Feder) qui compléteront un budget de travaux d'un coût total de 1,15 million d'euros (1).

La présence de deux maisons menacées de partir avec la falaise ne faisait pas le poids car, estime l'élu, « l'État a pour politique de laisser la nature faire son travail ». Si Ciboure a pu devenir pilote, et obtenir le droit d'engager un chantier inédit avec des subventions majorées, « c'est parce qu'on s'y est pris très tôt par rapport à d'autres communes, et surtout parce que l'enjeu dépasse de très loin le simple intérêt de deux particuliers. On est dans l'intérêt général. »

Un site emblématique

L'avenir du port et celui de l'emblématique fort de Socoa sont en jeu, dans cette zone où le trait de côte pourrait reculer de 20 à 30 mètres dans les 20 prochaines années. Si on laissait cette prédiction se réaliser sans agir, les remparts naturels contre l'Océan seraient, à terme, détruits par l'érosion. La route qui conduit au fort également. Les réseaux d'électricité, d'eau, de télécommunications qui passent dessous, aussi. Enfin, « cela aurait des conséquences problématiques sur la courantologie de la rade qui permet d'accéder au port ».

Les travaux, d'une durée de quatre mois, consisteront à remblayer la partie effondrée pour redessiner le trait de côte à peu près tel qu'il était avant le dernier gros éboulement, il y a trois ans.

À cet endroit, la roche, constituée en alternance de strates dures et tendres, est fragilisée en son cœur par l'écoulement des eaux pluviales et à l'extérieur par la houle, qui vient creuser progressivement sa partie inférieure. La surface de l'ouvrage à venir sera en béton et l'intérieur comblé avec de la terre pour permettre le drainage de l'ensemble.

Si le principe est acquis, reste à la ville de Ciboure à franchir d'autres obstacles administratifs avant de pouvoir boucler définitivement le dossier. Qui sera chargé d'entretenir le futur ouvrage ? Les Domaines maritimes ? La ville ? La question n'est toujours pas réglée.

Raphaëlle Gourin

(1) Le reste du financement se partage entre l'État, la Région, le Département, la ville de Ciboure (200 000 €) et un fonds spécial ministériel (75 000 €) obtenu du temps où l'élue locale Michèle Alliot-Marie était encore ministre.

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