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Publié par ensemblepourciboure

Sud Ouest du vendredi 26 novembre 2009

PÊCHE. Le compromis trouvé mercredi soir au conseil portuaire ne satisfait guère les pêcheurs. Ils attendent surtout de réelles décisions pour l'avenir économique du port

L'arbre du Conseil ne cache pas une forêt de doutes

Le conflit s'apaise au port, les problèmes économiques demeurent. (photo p. s.)
Le conflit s'apaise au port, les problèmes économiques demeurent. (photo p. s.)

A chaud mercredi soir, tous les acteurs étaient heureux de constater que le conseil portuaire s'était déroulé sous un climat serein (lire notre édition d'hier), et que finalement, pour l'heure, c'était là l'essentiel. Pourtant, après une nuit (calme) de sommeil, les problèmes de fond du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure demeurent pour les pêcheurs. Réactions.

1 Les tarifs de glace ne couvrent pas les coûts

La hausse de 8 % du tarif de vente de glace constitue une avancée, mais elle est loin d'être une solution pour la coopérative Logicoop. Jusqu'à aujourd'hui, elle vend la glace à 54 ? la tonne aux bateaux du port (adhérent ou pas à la coopérative), à 67,50 ? pour les autres. La hausse de 8 % fixe désormais la tonne de glace à 58,32 ? pour les pêcheurs locaux. Or, le coût de production s'élève pour la coopérative à 64 ?. « Ces 8 %, c'est mieux, mais ça ne suffit pour amortir nos coûts, » explique-t-on à Logicoop.

La coopérative aimerait rétablir le tarif initial (avant août 2008), soit 67,50 ? la tonne pour tous les non-adhérents à la coopérative. Elle attend de connaître le résultat de l'audit commandé (et financé) par le Conseil général auprès d'un cabinet indépendant, même si elle ne comprend toujours pas pourquoi la CCI joue les intermédiaires sur le marché de la glace. Logicoop préférerait pouvoir négocier directement avec ses clients.

2 Entrée de l'OP Capsud « c'est peu de chose »

David Milly, le directeur de l'or- ganisation des producteurs Capsud, ne tire aucune gloire de sa nomination au conseil portuaire. Pour lui, il s'agit d'un juste retour des choses en vue d'agir pour l'avenir du port. « C'est positif, note- t-il. Mais c'est peu de choses au regard du défi que le port de pêche va devoir relever. J'espère pou- voir contribuer un peu plus à l'avenir du port. Sur ce qui reste à faire, il faut mettre, ensem- ble, toutes les chances de notre côté, sinon on n'y arrivera pas. C'est le début d'une nouvelle marche en avant, pensons à l'avenir. »

3 La vente à la table soulève des questions

Le collectif de pêcheurs luziens et cibouriens a appris dans la presse hier que le Conseil général souhaitait le rencontrer pour lui signifier l'interdiction de vendre directement les produits de sa pêche sur le port luzien. « Cela nous a surpris, constate Ramuntxo Iturrioz, un des membres du collectif. Nous nous sommes mis d'accord avant le conseil portuaire pour évoquer le sujet bien plus tard, quand la situation au port serait apaisée. Nous avons des propositions à faire sur ce thème au Conseil général, mais il n'est pas question pour nous (huit à dix bateaux) de partir vendre à la table à Ciboure. Nous souhaitons calmer le jeu, mais il ne faut pas que le Conseil général lance maintenant un pavé dans la mare. »

Le collectif en profite pour rappeler que s'il ne paie pas de taxes à la criée, il règle ses taxes d'équipement des ports de pêche aux douanes et à France Agrimer.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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