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Publié par ensemblepourciboure

Sud-Ouest du 26 novembre 2009

PÊCHE. Le conseil portuaire du port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure s'est tenu sans incident, hier soir à Bayonne. Un audit sur le prix de la glace est lancé

Les pêcheurs font un premier pas pour sortir de l'impasse

Le climat s'est apaisé au conseil portuaire. (photo jean-daniel chopin)
Le climat s'est apaisé au conseil portuaire. (photo jean-daniel chopin)

Une heure et demie, et pas un cri ! De mémoire de pêcheurs, il faut remonter à longtemps pour retrouver un conseil portuaire aussi calme. Les réunions préparatoires ont semble-t-il été salutaires, la délocalisation au Conseil général de Bayonne a permis aussi de dépassionner les débats, même si sur le fond, les avancées ne sont pas notoires. « On a retrouvé de la sérénité dans les débats, constate Philippe Juzan, président du conseil portuaire. Tout le monde a pu s'exprimer librement, l'ambiance électrique qui existait jusque-là a retrouvé sa normalité. »

À l'ordre du jour, le conseil devait notamment fixer le prix de la glace que vend Logicoop aux pêcheurs. Un tarif à l'origine ou du moins qui attise le conflit entre cette coopérative et la CCI gestionnaire du port depuis plusieurs années. « On sait que ce prix constitue un différend entre Logicoop et le conseil portuaire, mais nous avons opté pour une formule qui obtient un large consensus », note Maurice Touraton pour la CCI.

L'entrée de l'OP Capsud

Finalement, ce tarif va augmenter de 8 %, en attendant un audit que Conseil général et CCI ont décidé de confier à un cabinet tiers pour définir le juste prix de la tonne de glace. « Nous attendons le résultat dans deux mois, et nous le mettrons en place dès que possible », souligne Philippe Juzan, président du Conseil portuaire.

Pour Logicoop, Richard Ubera, son président, n'a pas voulu polémiquer sur un tarif qu'il estime trop faible pour couvrir tous les coûts de production. « Mais ce n'est pas le problème, confie-t-il. La question est : qui va acheter de la glace dans les années à venir ? Bientôt il n'y aura plus de bateaux sur le port, et le sujet de la situation économique n'a même pas été évoqué. Si, le Conseil portuaire a validé la délocalisation de l'activité à Pasajés, les pêcheurs pourront vendre là-bas, moyennant une taxe qui reviendra à la criée. Cela n'apporte rien à l'activité du port de Saint-Jean-de-Luz. Je suis dépité, les conseils portuaires se suivent et se ressemblent, on n'écoute pas les pêcheurs luziens. »

Un débat sur l'avenir ?

Autre avancée, l'entrée dans le conseil portuaire de David Milly, directeur de l'Organisation des producteurs Capsud, à la faveur de la démission du directeur du chantier naval de Socoa. Jusque-là, la structure qui regroupe les pêcheurs n'était pas représentée. La lacune est désormais comblée.

« On voulait passer ce cap, régler tous ces problèmes matériels avant de parler du reste », ajoute Maurice Touraton. Le reste, c'est bien sûr l'avenir économique du port de pêche de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure. Conseil général et CCI sont prêts à initier le débat, avec les communes concernées. Dans un climat apaisé. En apparence, du moins.

Auteur : Pierre Sabathié
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