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Publié par ensemblepourciboure

Sud-Ouest du Lundi 23 novembre 2009

PÊCHE 1/3. Les élus de gauche de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure dressent un constat sans concession sur la situation actuelle du port. Ils regrettent la passivité des deux municipalités

La gauche s'inquiète de l'avenir du port de pêche

Le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure préoccupe les élus de gauche. (photo p. s.)
Le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure préoccupe les élus de gauche. (photo p. s.)

«Nous sommes préoccupés par le sort du port de pêche, de par nos pères marins-pêcheurs, à titre de citoyens impliqués dans la vie municipale, parce que la renommée de nos villes, riches en histoire maritime, passe par le port de pêche ». Dominique Duguet est inquiète et le fait savoir, en compagnie de Gabriel Gouraud, Émile Amaro et Jean-François Sirvent. Lors d'une conférence de presse, les élus de gauche des deux villes tirent la sonnette d'alarme notamment sur le rôle des politiques pour l'avenir du port.

Ils sont allés à la rencontre des professionnels de pêche et ont étudié les informations détaillées sur le site internet de la CCI. Ils ont dressé le constat suivant : « Le contexte est difficile pour la pêche, l'activité portuaire s'amenuise, le Conseil général n'arrive pas à assumer ses responsabilités, pas plus que la CCI concessionnaire. Les pêcheurs sont tiraillés entre diverses structures, » égrène Dominique Duguet.

Exemples de dualité

Les élus de gauche ont recensé 240 marins-pêcheurs sur le quartier maritime de Bayonne (de Capbreton à Ciboure), et seulement 29 bateaux sur le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure. Émile Amaro souligne le problème des bateaux français à capitaux espagnols qui « débarquent le poisson à Pasajes, la criée d'ici récupère les taxes, mais sur le plan de la vie locale, il n'y a plus de bateaux au port ».

Ils ne comprennent pas pourquoi des délégations attribuées à la coopérative Logicoop (grues, chariots, etc.) ont été reprises par la CCI. « La CCI refuse que le prix de la glace, vendue par Logicoop, soit augmenté depuis deux ans, laissons aux pêcheurs le soin de gérer, » ajoute Émile Amaro.

Autant d'exemples connus, diversement commentés sur le port, et qui ont le mérite d'être clairement identifiés par les élus de gauche. « Ces dualités auront pour effet la mort du port, constatent-ils. D'autant que l'on oublie dans ce conflit la dimension humaine, les conditions de vie des pêcheurs et de leur famille. Les petits bateaux survivent grâce à la vente à la table qui est entravée, on a vu les poursuites devant les tribunaux et les amendes que les pêcheurs ont dû payer, c'est lamentable. »

La place des pêcheurs

Face à cela, ils s'interrogent sur le rôle du Conseil général, « qui ne fait pas son travail, mais aussi des municipalités de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure qui peuvent être des acteurs majeurs pour résoudre le conflit et laissent faire. Avec le comité local des pêches, ils doivent contribuer à redonner aux pêcheurs la place qu'ils n'auraient jamais dû perdre dans l'organisation du port, » pointe du doigt, Émile Amaro.

Et de reprendre la phrase de José Basurco prononcée en 1996, sous forme de message d'espoir : « Il est temps que les pêcheurs reviennent aux postes de commande de l'organisation du port qui ne peut être sauvé que par eux-mêmes et personne d'autre. »

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com
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