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Publié par Le Cibourien

Bilan mi-mandat de la gestion municipale - Ciboure

Ci-dessous, l'intégralité de notre point presse du 29 mars 2017. Bonne lecture à tous !

1. Bilan de l'action municipale de la majorité 2014 - 2017

Sur quoi et en fonction de quoi nous prononçons-nous ?

  • en fonction de nos convictions et d'un programme auquel j'ai largement contribué en 2014. Un conseiller d’opposition a le devoir de continuer à défendre des positions, des propositions pour infléchir si possible les décisions, montrer les enjeux et exercer une analyse critique. Tout cela dans l'intérêt des Cibouriens.

Constat 2014 - 2017

  • la ville a perdu en 3 ans, 3,5 % de notre population 6864 en 2014 et 6630 en 2016
  • 38 % de la population sont des séniors
  • Taux de pauvreté 11,6% (10,9 % en 2013)
  • 45 % de résidences secondaires
  • Nous venons de perdre la crèche (Luma) et sommes inquiets.
  • 147 099, 27€ la pénalité au titre de la loi SRU à régler en 2017, (96 748,78 € en 2016, 73 598,69 € en 2015, 28 922,78€ en 2014)
  • Le PLU ANNULE, les résidences séniors ANNULE, Sainte Thérèse ANNULE
  • Une "mise sous tutelle" de Ciboure en situation de carence en logement social (la seule du département 64 !) l'Etat imposant la création de la ZAD de l'Encan et un contrat de mixité sociale.

Pour une équipe qui est repartie pour un 3ème mandat, ces nombreux échecs sont la conséquence d'une gestion inefficace.

Concernant le rapport de la Chambre Régionale des Comptes même si le compte administratif reste dans la courbe acceptable, il n'en demeure pas moins que rien ne se passe à Ciboure, peu d'investissement nouveau.

Nous tenons à souligner le travail et la patience des services de la ville durant ces 3 années de galère.

Côté réalisation des engagements de l'équipe majoritaire

Le programme de la majorité de 2014, est plutôt sec en termes d'innovation et d'imagination.

Sur 41 objectifs fixés, 7 ont été réalisés ou sont en cours de réalisation soit 17%.

  1. Poursuite de la réfection voierie, réseaux et enfouissement des réseaux électriques
  2. Bornes électriques en cours
  3. Implantation du monde de la pêche même si la ville s'est bornée à vendre une partie de Récollets
  4. Equipement plaine des Sports
  5. Antenne animation séniors (Centre de loisirs et animation jeunes séniors)
  6. Interface Internet
  7. PAVE (Plan de mise en Accessibilité des Voieries et des aménagements de l'Espace ublic)  en cours

Nous précisons que le premier objectif du maire "fédérateur" (voir SO du 5 avril 2014) était de lancer très vite le projet de salle polyvalente aux tennis couverts. Rien d'annoncé.

Un mot sur le PLU

Le PLU : la saga ziburutar

Le 13 décembre 2016, nous avons voté l'opposition au transfert de la compétence PLU à l'Agglo sud pays Basque.
J'ai fait remarquer que la délibération n'était pas claire quant au destinataire de la compétence. D'un côté, on parlait de l'Agglo SPB et de l'autre l'intercommunalité.
En effet, mes collègues opposants ont interprété cette délibération de manière différente : 1 parlait de la CAPB et l'autre de l'Agglo SPB !!!!
Le 7 mars 2016, nous devions finalement donner notre accord à la CAPB de poursuivre la procédure.
J'ai donc interrogé le maire et son adjoint sur les raisons ayant motivé cette volteface. (Il faut préciser que d'autres communes ne sont pas revenues sur leur décision).

On peut déduire

  1.  que les critères pour garder cette compétence sont difficilement atteignables : sur les 158 communes, il en faut 25 qui représentent 20% de la population malgré l'affirmation contraire du 13 décembre 2016par le maire.
  2. que c'est bien la Communauté d'Agglomération Pays Basque qui portera la responsabilité de ce dossier même si ce sont les élus de la ville de Ciboure qui donneront les orientations du PLU.

Cette décharge de responsabilité arrange bien l'équipe majoritaire toujours dans l'incapacité notoire de conclure ce dossier et évitera d'être en première ligne pour les recours …

Nota :C'est le type de délibérations que nous prenons régulièrement : soit on revient sur le texte de la délibération, soit on fait travailler les services sur des délibérations que ne seront jamais suivies …

Un mot sur la politique sociale à Ciboure

Aucune politique sociale structurée depuis 16 ans (à part celle du clientélisme).
L'étude d'analyse des besoins sociaux (ABS) est en cours. Obligatoire depuis juin 2016 mais fortement conseillée avant, elle doit enfin permettre de rénover, affiner et orienter la politique sociale afin de coller au mieux à la réalité du terrain.
Il faut en faire plus et mieux en matière de handicap, pour nos jeunes et nos séniors.
Désormais on ne peut plus fonctionner et dépenser à l'aveugle.
On doit se baser sur des données réelles pour dépenser juste.

2. La vie démocratique à Ciboure 2014 - 2017

Ambiance, ambiance !

Nous travaillons dans un climat désagréable : manque de respect des personnes, incivilités, arrogance, menaces, provocations permanentes, on coupe la parole, on ne répond pas aux questions sur des dossiers importants (ex: question posée en décembre 2016 sur la gestion du SIED, on attend encore la réponse …)

Aucune réelle discussion préalable n'est vraiment engagée sur les dossiers en cours.

La composition des commissions est plus que restreinte et tout est déjà bouclé : aucune de nos remarques ne sont prises en compte malgré leur bon sens; bon sens avéré par la suite (ex sur l'ex-PLU).
Les représentations de l'opposition sont inexistantes dans les syndicats intercommunaux Depuis 2005 (12 ans) le maire et l'exécutif n'ont jamais réuni l'opposition.


Un repli sur soi
Depuis 2014, on assiste à un "recentrage" de l'information et des décisions.

Les ateliers de travail sur le PADD (Plan d'Aménagement et de Développement Durable) ouverts à tous les élus (et aux associations environnementales), auxquels nous avons participé activement n'ont été qu'une manière de récupérer les idées des intervenants. En retour, nous n'avons même pas eu droit à une présentation générale de la synthèse de cette soi-disant concertation.

Sur la ZAD, il aura fallu que j'alerte la population (8 mois après la décision) pour que la majorité assume sa décision auprès des Cibouriens.
Il aura fallu que j'organise une réunion d'information pour faire admettre par l'équipe majoritaire leur carence en matière de communication.

Les relations avec les villes mitoyennes sont plutôt tendues et personne ne s'en cachent.
Nous sommes inquiets sur le dossier des Récollets.

Comment existons-nous ?
- sur le journal municipal !!!! avec un espace inégal entre les groupes d'opposition
- Ré-activation de l'association  Ensemble pour Ciboure
- création du blog
- relance du journal de l'association Le Cibourien (4 exemplaires depuis 2015)- mise en place de réunions thématiques publiques d'information.

Nos priorités depuis 2014 à ce jour
- Répondre aux nombreuses interpellations téléphone, mail des cibouriens
- suivi des dossiers PLU, PC, autres dossiers particuliers
- travail sur tout ce qui nous est soumis au conseil municipal
- suivi de l'action sociale plutôt défaillante

3. Nos projections 2017 - 2020
A Redonner des perspectives,

  • renforcer le contrepoids démocratique (ce que nous sommes) : ce qui au niveau de Ciboure prête à sourire mais soulève de justes critiques (absence de dialogue, de concertation, de transparence, clientélisme) et qui sera encore aggravé dans un cadre élargi avec la CAPB si les pratiques et les instruments ne changent pas.
  • Ce n’est pas seulement les élus de Ciboure qui ne seront pas entendus, mais les cibouriens qui seront oubliés.

B. Sur quoi agir d’ici la fin de la mandature

  • Continuer de suivre les dossiers transférés à la CAPB ex : plu
  • Suivre les dossiers des Récollets, de Socoa (fort et renouvellement urbain) la ZAD de l'Encan
  • Proposer la mise en place d'une mutuelle (niveau agglo) qui proposerait des complémentaires santé pouvant être jusqu'à 50 % moins chères que les tarifs habituels.
  • Continuer d'informer nos concitoyens

Conclusion

Il nous faut sortir d’une gestion au fil de l’eau et par à-coups, où se sont succédés maladresses, erreurs d'appréciation, méconnaissance des lois et règles, qui débouchent sur un amateurisme durable et un manque de vision d'une ville qui s'endort.
A l'heure de la décentralisation, les EPCI prennent de plus en plus de compétences et vont donc être amenés à gérer de plus en plus de dossiers communaux.
Il faudra être capable de re-créer une nouvelle manière de vivre la démocratie et jeter un pont entre les citoyens et les EPCI. La commune doit assurer cette liaison.

C’est notre rôle et notre devoir de se projeter au-delà et nous préparer à une inévitable relève d’une équipe finissante et sans imagination.
L'objectif de notre association est de regrouper les Cibouriens et travailler à l'élaboration du Ciboure de demain : fédérer plutôt que cliver.

Dominique Duguet

 

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