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Publié par Le Cibourien

Notre commentaire

On pourrait imaginer que ce classement en ZAD (zone d'aménagement concerté) est parfait et répond aux attentes des habitants riverains.

Mais voilà ! cette ZAD existe déjà ! elle tombe en juin 2016. Alors pourquoi cette précipitation à classer la rue de la Nivelle et rue Bourousse ?????

Que se cache-t-il là-dessous ? il n'y a pas que l'enfer qui est pavé de bonnes intentions ...

Réponse dans notre prochain journal du Cibourien

Sud Ouest du 8 juillet 2015

Les élus de Ciboure ont voté pour la création d’une zone d’aménagement de quatre hectares entre Zubiburu et Marinela. Le quartier va totalement changer de visage

A. D.

Une belle histoire pour commencer : savez pourquoi appelle-t-on la zone située entre Marinela et Zubiburu le quartier de l'Encan du côté de Ciboure ? « L'Encan vient du mot “encanteur”, l'autre nom du vendeur de poisson aux enchères. Comme le secteur abrite depuis toujours les acteurs du monde de la mer, le fronton a été baptisé ainsi et a donné son nom au quartier », résume l'adjoint Jean-Jacques Gouaillardet.

D'autres spécialistes de l'histoire locale font remarquer que les mareyeurs et les poissonniers ne sont pas des « encanteurs » et que le quartier devrait porter un autre nom : Errepira (plaine, souvent inondable, au bord d'une rivière).

L'outil de la préemption

Voilà pour le passé et la toponymie. Place maintenant au futur et à l'urbanisme. Lors du dernier conseil municipal, les élus cibouriens ont validé la création d'une zone d'aménagement différé (ZAD) de l'Encan (notre édition du 1er juillet).

En attendant son futur Plan local d'urbanisme (PLU), la commune a décidé de se doter d'un outil d'étude qui lui permettra de faire de la veille foncière et, le cas échéant, d'intervenir (préemption ou expropriation) en vue d'acquisition de biens sur le secteur de l'Encan. La zone de quatre hectares est délimitée par l'avenue Delaunay, les rues Bourousse, Turnaco, Nivelle et Errepira.

La création de cette ZAD ne fait pas office de projet d'aménagement. Mais c'est la première étape en vue d'une requalification globale du quartier : « Nous voulons lutter contre la spéculation sur cette zone et favoriser la mixité sociale », expliquait l'adjoint à l'urbanisme, lors de la séance publique. Le maire, Guy Poulou, ajoutait que la création de cette ZAD était devenue « nécessaire » suite aux demandes des services de l'État. « Ce n'est pas parce que c'est une nécessité que nous y allons à reculons », précise Jean-Jacques Gouaillardet, avant de remettre ce projet dans le contexte : « Les terrains où nous pouvons construire sont rares à Ciboure. Il a fallu chercher les dents creuses disponibles. L'Encan est situé au cœur de la ville, dans un secteur stratégique. Et c'est un quartier vieillissant qui doit évoluer. »

Un projet sur 15 ou 20 ans

La mairie n'a pour le moment lancé aucun projet d'envergure sur cette zone. Mais elle a déjà contacté l'Établissement public foncier local du Pays basque (EPFL) qui doit plancher sur le dossier. 70 propriétaires ont été dénombrés, les deux plus gros étant le Conseil départemental (qui possède la zone portuaire, vieil héritage de la zone d'entretien des Voies ferrées du Midi) et la Ville de Ciboure (salles de sport, école, etc.). Le reste appartient à des artisans et des particuliers.

« Le but de la manœuvre n'est pas d'acquérir tout le foncier. La Ville et l'EPFL n'en ont pas les moyens. Mais nous souhaitons avoir un droit de regard sur les projets qui vont voir le jour. Si un particulier souhaite construire un bâtiment en respectant la proportion de logement social, nous n'interviendrons pas », complète l'adjoint à l'urbanisme qui évalue à quinze ou vingt ans le délai nécessaire à une mutation profonde du quartier.

Pour Jean-Jacques Gouaillardet, la présence d'entreprises au cœur de ville est jugée anachronique : « Les zones d'activités gérées par l'Agglo sont mieux conçues pour accueillir certains acteurs économiques. Mais les commerces et les services auront toute leur place. » L'élu, qui souhaite une large concertation de tous les acteurs, avance d'autres pistes de réflexion : création de nouvelles pistes cyclables, concentration du stationnement le long de la voie ferrée pour créer une zone tampon, regroupement de services municipaux, etc. « Il n'y a aucun projet définitif. Mais c'est aujourd'hui qu'il faut mener la réflexion », conclut-il.

Quid de l'opposition ?

Du côté des élus d'opposition, les réactions restent mitigées. Pour le chef de file abertzale Eneko Aldana, « Ciboure est assez densifié. Il vaut mieux optimiser l'existant et il serait dommage de mettre en concurrence l'activité économique avec le logement ». L'élue de gauche Dominique Duguet est encore plus circonspecte : « Avez-vous vraiment les moyens de faire de la préemption sur cette zone ? » Les socialistes, eux, applaudissent : « La création de la ZAD est un très bon outil car il permettra de lancer un vrai projet d'aménagement du quartier. »

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